Heavy metal

Heavy metal
Le terme heavy metal peut avoir plusieurs sens selon le contexte dans lequel il est employé:
1. Dans un contexte original, il est utilisé comme un synonyme de Hard-rock
2. Dans un second sens, le terme désigne le heavy metal traditionnel une tendance esthétique qui, au cours des années 70 et 80, s'est démarquée du Hard rock, en s'éloignant de ses racines blues.
3. Dans un sens généralisé le heavy metal ou metal (tout court) désigne toutes les musiques qui descendent du heavy metal (sens second) et du hard rock. C'est dans ce dernier sens, le sens généralisé, que le terme est ici employé:
Le heavy metal (ou communément metal) est un sous-genre du rock. Le heavy metal puise son inspiration, entre 1969 et 1974, dans des groupes de hard rock qui, en combinant blues et rock, ont créé un hybride aux sonorités lourdes et épaisses, centré sur les impulsions de la batterie et de la guitare à la distorsion très amplifiée.

Au fil des années, le heavy metal a donné naissance à des sous-genres variés et, bien que ceux-ci soient généralement appelés « metal » par le grand public, le terme « heavy metal » a maintenant deux sens distincts : soit le genre et toutes ses variantes, soit le style original des groupes des années 1970 et 1980 — parfois baptisé de « heavy metal traditionnel » . De ce fait, la définition du terme tend à être ambiguë et n'est pas la même selon la période de l'histoire du rock à laquelle on se réfère.

Dans les années 1970, le terme « heavy metal » (popularisé par le critique Lester Bangs) était synonyme de hard rock, genre auquel il reste encore parfois assimilé dans l'inconscient populaire. Les premiers groupes — comme Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin, Blue Cheer, Iron Butterfly — étaient donc indifféremment considérés comme des groupes de heavy metal ou de hard-rock.
Au début des années 1980, le terme a été redéfini par Lester Bangs peu de temps avant sa mort : il existe une subtile différence entre hard rock et heavy metal, résidant principalement dans le fait que le heavy metal tend à se débarrasser des racines blues tandis que le hard rock les conserve. Avec cette définition, qui prévaut de nos jours, seuls des groupes de heavy metal traditionnel comme Black Sabbath et Judas Priest peuvent être considérés comme précurseurs de l'esthétique et du son spécifiques du heavy metal.
Le heavy metal s'est popularisé dans les années 1970 et 1980, au fur et à mesure de l'apparition de ses sous-genres, et il génère toujours dans les années 2000 un fort engouement de la part de ses fans à travers le monde.

Histoire

Le terme « heavy metal »
L'origine du terme heavy metal employé en musique est incertaine. Cette expression, utilisée depuis des siècles dans les secteurs de la chimie et de la métallurgie, est répertoriée sous cette acception dans le dictionnaire Oxford English Dictionary. L'une des premières utilisations du terme dans la culture populaire underground revient à l'écrivain américain William S. Burroughs qui, dans son roman The Soft Machine[35] (1961, La Machine molle en français), évoque un personnage du nom de « Uranian Willy, the Heavy Metal Kid ». Dans son roman suivant, Nova Express, publié en 1964, il développe ce thème plus avant encore en faisant de l'expression heavy metal une métaphore des drogues psycho-actives. Ce terme peut aussi signifier « artillerie lourde ».


Photographie du Hindenburg en feu, adaptée ensuite par Led Zeppelin pour la pochette de leur premier album (Led Zeppelin I)Le premier emploi du terme heavy metal dans une chanson enregistrée remonte à 1968, dans la phrase « heavy metal thunder »qui figure dans le morceau Born to Be Wild de Steppenwolf. D'après l'ouvrage The History of Heavy Metal, le terme fut emprunté au « hippiespeak » (« jargon des hippies »), heavy (« lourd ») se rapportant à toute chose capable de générer une humeur intense et metal qualifiant cette humeur potentiellement aiguisée, ou lourde, comme le métal. Le mot heavy (dans son acception signifiant « sérieux » ou « profond » en argot américain était entré quelque temps auparavant dans le jargon de la contre-culture, notamment celui de la Beat generation, et on trouvait déjà couramment des références à la heavy music, cette expression désignant une musique aux variations plus lentes et plus amplifiées que celles de la musique populaire standard de l'époque. À titre d'illustration, on peut citer le groupe Iron Butterfly, qui fit ses débuts à San Diego en 1966, son nom évocateur (littéralement, « papillon de fer ») étant expliqué sur la pochette de l'un de ses albums : « Iron symbolisait quelque chose de lourd dans le son et Butterfly représentait la lumière, attachante et versatile... un objet librement utilisable par l'imagination. » Qui plus est, le premier album de ce groupe, sorti en 1968, s'intitulait Heavy. Enfin, le fait que le nom même de Led Zeppelin, en partie inspiré par Keith Moon qui avait déclaré que le groupe allait « tomber comme un ballon de plomb », ait incorporé dans sa sonorité l'appellation d'un métal lourd (heavy metal) — le plomb, « lead » en anglais, prononcé led — pourrait avoir scellé le début de la consécration de cette expression.

Autre hypothèse : à la fin des années 1960, Birmingham, qui était encore un haut lieu de l'industrie en Angleterre (de la métallurgie, en particulier), voyait graviter dans ses environs de nombreux groupes de rock, comme The Move ou Black Sabbath, et certains suggèrent que le terme heavy metal pourrait avoir un lien avec les activités de ce pôle industriel britannique. Ainsi, la biographie de The Move indique que le son du groupe est attribuable à son recours aux riffs de guitare « lourds » (heavy en anglais) qui étaient alors populaires dans les « metal Midlands » (partie centrale de l'Angleterre, englobant la ville de Birmingham).

Sandy Pearlman, le producteur, manager et auteur des chansons des débuts du groupe Blue Öyster Cult, soutient qu'il a été, dans les années 1970, le tout premier à employer le terme heavy metal dans le contexte de la musique rock. Et il est vrai qu'il fut à cette époque l'un des pionniers de la critique de rock, en sa qualité de collaborateur du magazine américain Crawdaddy!, où il publia en 1971 une critique de l'album The Notorious Byrd Brothers des Byrds dans laquelle il fit usage de l'expression heavy metal pour qualifier l'un des morceaux présents sur le disque, Artificial Energy. Autre relation entre Sandy Pearlman et le sens premier de l'expression heavy metal : sa conception, dans le cadre de l'élaboration de l'imagerie propre au groupe, d'un symbole inspiré du symbole alchimique du plomb, l'un des métaux les plus lourds. Instinctivement, il mit ensuite ce terme en avant pour décrire le style de la musique de Blue Öyster Cult.

Une hypothèse tardive, mais disputée, concernant l'origine du genre fut avancée par « Chas » Chandler, manager de The Jimi Hendrix Experience en 1969, dans un entretien qu'il accorda en 1995 à l'émission Rock and Roll d'une chaîne américaine du réseau PBS. Selon lui, « le terme "heavy metal" est apparu dans un article du New York Times relatant une performance de Jimi Hendrix ». Il rapporta en outre que l'auteur de l'article écrivait qu'écouter The Jimi Hendrix Experience, c'était « ... comme écouter du métal lourd (heavy metal) qui tombe du ciel. » La source précise de cette affirmation n'a toutefois pas été retrouvée et son authenticité est donc mise en doute.

Il semble que le premier usage bien documenté du terme heavy metal pour décrire précisément un style de musique soit apparu dans le numéro de mai 1971 du magazine américain Creem, dans une critique de l'album Kingdom Come de Sir Lord Baltimore. Dans cette critique, l'auteur, en:Mike Saunders, déclare que « Sir Lord Baltimore semble maîtriser à la perfection la plupart des ficelles du heavy metal ». Par la suite, c'est au critique Lester Bangs, grande figure de la critique rock et notamment du mensuel Creem, que l'on attribua la popularisation du terme heavy metal, au début des années 1970, pour qualifier le style de groupes comme Led Zeppelin et Black Sabbath.

Si, à l'origine, le terme heavy metal a parfois revêtu une connotation péjorative sous la plume de certains critiques, les fans du genre se le sont toutefois rapidement approprié. De la même manière, des groupes déjà bien établis, comme Deep Purple, qui venaient de la pop ou du rock progressif, se sont immédiatement réclamés du heavy metal, saisissant l'occasion pour épouser une approche plus agressive de leur musique, en décuplant les effets de distorsion et d'amplification.


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# Posté le mercredi 27 février 2008 20:26

Modifié le mercredi 27 février 2008 22:25

Le black metal

Le black metal
Le black metal est un sous-genre du heavy metal, caractérisé par un son agressif, un chant guttural, et des atmosphères sombres, très souvent fondé sur un sentiment anti-religieux.

Le black metal a commencé dans le début des années 1980 avec des groupes comme Bathory(qui donna naissance au viking metal), Mercyful Fate, et Hellhammer/Celtic Frost; ainsi que Venom à un degré moindre (grâce à leur influence sur Hellhammer/Celtic Frost). Ces groupes, qui jouaient du thrash metal, ont créé l'exemple pour la seconde génération de black metal. Certains de ces groupes déclarent que leur motivation était de combattre la vague populaire de death metal américaine qui était dominante dans la scène metal de l'époque. La deuxième vague de black metal, mouvement essentiellement scandinave, a commencé dans la fin des années 1980 et le début des années 1990, en particulier en Norvège.

Le black metal a subi des critiques de la part de divers secteurs de la société de par son apparence brutale et son esprit misanthropique. Certains groupes de black metal ont de plus été liés à des faits divers tels que l'incendie d'une église ancienne en bois (Stavkirke, en Scandinavie, par l'Inner Circle). Malgré, ou peut-être grâce à ces critiques, le black metal est devenu très vite populaire parmi les fans de metal pendant les années 1990.

Histoire :
Une des influences majeures des groupes de la première vague de black metal était le groupe Anglais Venom. Bien que le groupe ne peut être classifié comme du black metal, ou crédité comme étant le pionnier du genre, Venom était une influence majeure et un des premiers groupes à utiliser des thèmes lyrique Sataniques et sombres dans leur musique. Bien que le style musical de Venom ait plus en commun avec le thrash metal ou la NWOBHM, ils avait une énorme influence sur les premiers groupes de black metal dans la fin des années 1980 et le début des années 1990.

En 1991, l'attention autour du black metal augmenta quand le chanteur de Mayhem, Dead, se suicida en se tirant une balle de fusil dans la tête. Sa note de suicide lisait: « Excuse all the blood » (Excusez tout le sang). Les munitions avaient été données par Varg Vikernes, qui jouait la basse pour Mayhem. Le suicide de Dead peut être considéré comme le repère pour le commencement de la seconde vague de black metal.

Le corps de Dead a été découvert par Aarseth (Euronymous) qui, au lieu d'appeler la police, courut dans un magasin pour acheter un appareil photo, qu'il utilisa pour prendre une photo du cadavre pour faire la couverture du futur album de Mayhem (Dawn of the Black Hearts). La légende veut qu'Aarseth ait ensuite pris des morceaux du cerveau de Dead pour executer un traditionnel rituel viking. Selon Les seigneurs du chaos, Aarseth aurait pris des morceaux du crâne de Dead pour en faire des pendentifs.

L'incendie de la Stavkirke de Fantoft arriva en 1992. L'église fut complètement détruite. La police suspecta un proche d'Euronymous, Varg Vikernes (aussi connu sous le nom de « Count Grishnackh »), le seul membre du groupe Burzum, mais les charges ne furent pas retenues. Le deuxième CD de Burzum, Aske, avait une photographie de la Stavkirke de Fantoft après l'incendie en tant que couverture. Vikernes déclare avoir pris cette photo, mais cela n'a pas été vérifié. Les mille premières copies du CD ont été vendues avec un briquet Zippo avec la même photo que sur l'album.

Les fans de black metal ont aussi commencé à terroriser des groupes de death metal en tournée dans leur pays sous prétexte qu'ils avaient l'air trop « purs », ou pas assez « méchants ». Ceci peut être vu dans la forte rivalité entre les groupes de black metal Norvégiens et les groupes de death metal Suédois.

Il y eut aussi un conflit connu sous le nom de « Dark War » (Guerre Sombre) entre les scènes black metal Norvégiennes et Finlandaises qui dura entre 1992 et 1993. Cela commença quand Nuclear Holocausto de Beherit commença à faire des canulars téléphoniques à Samoth de Emperor et à Mika Luttinen de Impaled Nazarene. Ces canulars étaient simplement du charabia et des chansons d'enfants. Luttinen a pensé que le langage étrange utilisé était du Norvégien et que ces canulars étaient des menaces de mort. Ces spéculations étaient fondées sur le fait qu'il existait des tensions entre les mouvements metal Norvégiens et Finlandais, à cause du fait que Euronymous voulait mener son mouvement black metal vers une sorte de Mavia Black Metal religieuse, tandis que la scène Finlandaise continuait avec une attitude plus relaxée et du Satanisme LaVeyien.

La « guerre » elle même était presque plus des mots que des actions. Dans le livret de l'album Tol Cormpt Norz Norz Norz" de Impaled Nazarene, des textes comme « No orders from Norway accepted » (pas d'ordres de Norvège accéptés) ou encore « Kuolema Norjan kusipäille! » (Mort aux trous du cul Norvégiens). Après leur premier album, Impaled Nazarene a arrêté de jouer du black metal et ont défini leur propre genre comme du « Satanic death metal », pour se dissocier des incendies d'églises en Norvège. Le groupe Finlandais Black Crucifixion a aussi été connu pour avoir appelé Darkthrone des « poseurs » et des « victimes de la mode » dans la plus part de leurs interviews. Bien que Beherit n'a pas vraiment participé dans les conflits, un groupe Norvégien connu sous le nom de Fuck Beherit a sorti deux démos se moquant du groupe. Le conflit est parfois cité comme une des raisons de la décision de Beherit de quitter la scène black metal, mais mis à part l'année, il n'y a rien de concret à ce sujet. Le conflit cessa quand les deux scènes eurent fanées.

Le cercle de proches de Aarseth (ou Euronymous) reçut encore plus de célébrité en 1993, quand Vikernes tua Aarseth dans la maison du dernier. Vikernes déclarait que Aarseth avait prévu de le torturer et de le tuer par jalousie (Vikernes recevait plus d'attention que Aarseth). Le meurtre de Aarseth était purement de l'auto-défense. Les circonstances concernant les raisons du meurtre ne sont pas entièrement claires, mais ont généralement été attribués aux différences idéologiques et du conflit de pouvoir entre Aarseth et Vikernes. Vikernes déclarait aussi qu'il y avait des disputes financières concernant les bénéfices des deux premiers albums de Burzum (Burzum et Det Som Engang Var) ainsi que le premier EP de Burzum (Aske) qui ont été distribué par la compagnie de Aarseth, Deathlike Silence Records. Beaucoup de sources disent que Aarseth avait intentionnellement retardé la sortie des CD de Burzum parce que Burzum recevait plus d'attention que Mayhem. Vikernes purge une sentence de 21 ans de prison ferme et s'est depuis écarté du mouvement black metal. Beaucoup de gens accuse Vikernes d'être un néo-Nazi - Il ne nie pas être Nazi en démontrant que ses opinions sont différentes, surtout pour son admiration du peuple Slave. Le site de Burzum est aussi en Russe en plus d'être en Anglais.[2] Vikernes a depuis sorti deux albums d'un style musical beaucoup plus ambiant et électronique, Dauði Baldrs, en 1997, et Hliðskjálf en 1999, bien qu'il ait sous-entendu dans une interview récente qu'il écrirait de la musique similaire à ses anciens CD après sa sortie de prison.

Vers la fin des années 1990, la scène black metal avait perdu beaucoup de la violence qui lui avait fait gagner tant d'attention quelques années auparavant. Des groupes commencèrent à prendre de nouvelles directions en augmentant la qualité de production de leur son et en utilisant des instruments électroniques comme des claviers. Ces changements signifient la fin de la première vague.

Mais depuis le milieu des années 1990, une scène black metal d'Europe de l'Est s'est développée. Des groupes de l'ex bloc communiste enregistrent de la musique plus fidèle à la nature primitive des artistes Norvégiens de la première vague. Beaucoup des paroles de ces groupes glorifiaient les racines païennes de leurs pays d'origine, parfois incorporant des éléments de musique folklorique indigène dans leur arrangements. Le groupe Letton Skyforger est un des premiers exemples de cette nouvelle mode. La scène black metal en Russie et en Ukraine produisait des groupes qui utilisaient les mêmes sons minutieusement arrangés de Scandinavie, mais avec beaucoup plus d'accent sur le son de mauvaise qualité du black metal de la première vague. Le groupe Tchèque Trollech est un exemple parfait du black metal païen « old-school ». Le groupe Urkainien Nokturnal Mortum a reçu une très grande reconnaissance dans l'Ouest. Leurs premiers albums dépendaient beaucoup des claviers, mais leur musique plus récente possède un son plus menaçant et plus abrasif tout en utilisant des instruments folkloriques Slaves. Le groupe Polonais Graveland est passé, dans leurs albums récents, à un son plus médiéval, ressemblant une version plus développée des albums 'Viking' de Bathory. Dans le passé, Graveland jouait de la musique beaucoup plus crue avec une certaine humeur folklorique. Negură Bunget, de Roumanie, est un bon exemple du black metal traditionnel, en injectant leur éléments Daciens et Latins dans un son Scandinave. D'autres groupes notables sont les groupes Serbes The Stone et May Result.

Des groupes comme Dark Funeral et des magazines de metal extrême comme Terrorizer pensent qu'une troisième vague de black metal est en train d'émerger. Cette troisième vague viendrait principalement de France et de Suède. Les groupes de cette vague hypothétique seraient Deathspell Omega, Blut aus Nord, Arkhon Infaustus, Anorexia Nervosa,Necrosaint (groupe de Nouvelle-Calédonie), Antaeus, et Ofermod. Ces groupes déclarent être beaucoup plus intéressé dans le Satanisme et/ou les thèmes occultes que les artistes précédents, et jouent un style extrême beaucoup plus cru. Comme pour la deuxième vague, la troisième vague expérimente avec de différents sons. Deathspell Omega est très influencé par les chants Grégoriens et Blut aus Nord incorporent beaucoup d'éléments d'ambiance industrielle dans leur musique. Il y a beaucoup de controverse concernant ces nouveaux aspects. Beaucoup de fans de black metal pensent que cette influence industrielle et les moyens de productions croissants signifient que ces groupes ne rentrent pas dans le genre du black metal.


Idéologie [modifier]
Toute description de l'idéologie d'un genre musical est destiné à généraliser dans le sens que certaines caractéristiques ne s'appliquent pas à certains artistes. Malgré ce fait, il y a une idéologie claire qui résume l'essence de la philosophie derrière le black metal.

Le black metal contient souvent des éléments de l'anti-Christianisme, la misanthropie, le nihilisme, le paganisme, l'imagerie Satanique, et dans certains cas du racisme et du nationalisme, qu'ils défendent généralement en se réclamant « pluriste » c'est à dire pour un plurisme culturel, expliquant qu'un métissage des populations tuerait toute culture, toute idée, qu'il n'y aurait plus d'opposition, plus de critique et donc plus d'évolution. Mais rare sont ceux qui arrivent a expliquer cela clairement sans tomber dans un racisme et une xénophobie pure et simple : Varg Vikernes, dans son Vargsmal, n'a, par exemple, pas réussi. Mais du coté musical, ils considèrent leur travail comme le résultat naturel de leur misanthropie et de leur isolement social. Généralement, la plupart des musiciens black metal sont très anti-collectivistes, critiques de la religion, et supportent l'individualisme et l'égoïsme rationnel. La philosophie de Nietzsche est peut être celle qui a eu le plus d'impact sur l'idéologie du black metal, avec les liens entre la création d'art et l'expression de vie, et la doctrine des übermensch initiée par Nietzsche et exprimée dans l'apparence des musiciens black metal.

L'attitude des musiciens de black metal est relativement complexe. D'une manière générale, l'apparence est idéologique. Elle démontre, comme pour le death metal, une notion que la mort et les autres tabous macabres du même genre sont en fait des aspects essentiels de la vie qui lui donnent une direction et un sens. Ignorer ces choses serait ignorer une facette importante de la vie. D'une même manière, il y a souvent un lien profond avec la nature qui est accentuée. Ce lien profond est une forme de naturalisme.

La grande majorité des artistes présents dans la scène black metal ne sont ni nationalistes ni xénophobes (ces opinions radicales sont presque exclusives au sous-genre du National Socialist Black Metal), sûrement parce que l'idéologie standard du black metal est influencée par des philosophes anti-idéalistes qui considéraient le racisme comme une forme d'idéalisme.

Malgré ce fait, beaucoup de groupes de black metal épousent une forme de patriotisme qui n'est pas raciste : ils sont plutôt fiers de leur nation, mais ne renient pas le droit des peuples d'autres nations d'être fiers de leur nation. C'est cette partie de l'état d'esprit anti-collectiviste (très proche du paganisme) qui est parfois tenu. Ils trouvent logique que l'homogénisation entre les cultures (et non pas race) est quelque chose à éviter, et que le seul moyen d'éviter cette homogénisation est d'être fier d'être un représentant de sa culture, et de créer de l'art qui est exclusif à cette culture. Cette faible forme de patriotisme est maniféstée musicalement en incorporant des éléments folkloriques dans le travail de certains groupes de black metal.

Il faut également noter que « Hail » (avec un a et non pas un e) , qui est le salut dans le milieu du black metal, vient de l'anglais « to hail » (saluer), et n'exprime pas nécessairement des penchants nazis. [Il est néanmoins utile de préciser que Heil signifie la même chose que Hail. Il n'y a donc, linguistiquement parlant, aucune connotation nazie dans ce mot].


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# Posté le mercredi 27 février 2008 20:16

Modifié le mercredi 27 février 2008 22:25

Lamb of God

Lamb of God
Lamb of God (autrefois connu sous le nom de Burn the Priest) est un groupe américain de Death Metal, ainsi que metal progressive (pour leur niveau de technique de jeu avancée) originaire de Richmond en Virginie.

Les bases de Lamb of God ont été jetées en 1990 alors que Mark Morton, Chris Adler et John Campbell vivaient au même étage de l'université Virginia Commonwealth. Après avoir gradué, Mark Morton a déménagé à Chicago pour poursuivre sa maîtrise, mais le groupe a continué sa route. Un nouveau guitariste, Abe Spear, s'est joint au groupe. Randy Blythe s'est ajouté à la voix lorsque le groupe est sorti de sa sonorité instrumentale. À ce point de leur carrière, le groupe était connu sous le nom de Burn the Priest. Morton est revenu au sein du groupe qui a lancé un album éponyme peu de temps après. Abe a ensuite quitté le groupe pour laisser place au frère de Chris Adler, Willie Adler.

Le style du groupe est généralement considéré comme du THRASH-Progressif avec un son légèrement inspiré du thrash metal. Les rythmes sont rapides et plutôt techniques et se démarquent grâce à des riffs aux notes étouffées et à des pièces structurées de façon originale. Les thèmes abordés par le groupe couvrent des sujets tels la politique (Vigil), l'histoire américaine (In Defense of Our Good Name), la guerre (Ashes of the Wake, Now You've Got Something to Die For), la religion (Ruin), le capitalisme (As the Palaces Burn), l'abus de substances (11th Hour, Pariah), la trahison (Omerta, Break You), et plusieurs autres sujets.

"Nous jouons une musique qui chevauche la ligne entre le rock traditionnel et progressif", explique Campbel. "Je crois que nous avons rendu le prog-rock plus accessible sans altérer sa saveur progressive". La complexité de notre musique interpelle ceux qui aiment la musique technique, mais les arrangements ne sont pas poussés au point de passer par dessus la tête de l'auditeur moyen. C'est un bon compromis." (Source : www.lamb-of-god.com [traduction non-officielle])

Après deux albums bien accueillis et la sortie du DVD Terror and Hubris avec Prostetic Records, le groupe signe un nouveau contrat d'enregistrement avec Epic à la fin de 2003. Leur premier lancement avec Epic, Ashes Of The Wake, débute au 27e rang du Top 200 du Billboard et s'est vendu à environ 250 000 exemplaires aux États-Unis à ce jour [1].

Le 29 août 2005, le groupe annonce que son DVD Killadelphia qui suit le groupe le long de la tournée de Ashes Of The Wake, a reçu la certification Or de la RIAA. Le DVD présente une performance live complète au Trocadero à Philadelphie en octobre 2004 et contient aussi trois des videoclips du groupe, des commentaires du groupe et beaucoup de séquences tournées hors scène.

Le 25 janvier 2006, un communiqué de presse annonce la sortie du premier album de Lamb od God, New American Gospel. L'original, ainsi que le premier album éponyme ont tous deux été produits par Steve Austin, connu pour sa participation avec Today Is the Day, Converge et Unsane. La réédition sera remasterisée et produite avec quatre nouvelles pièces, des ajouts exclusifs du groupe et la reprise de le la présentation graphique de l'album par un collaborateur de longue date, Ken Adams. L'album est sorti le 4 avril 2006.

Le dernier album de Lamb of God, Sacrament, sorti le 22 août 2006, obtient un succès convainquant avec plus de 63 000 albums vendus dès la première semaine, ce qui hisse l'album au 8e rang du Top 200 du Billboard à sa sortie. L'évolution du groupe prouve selon plusieurs critiques les qualités musicales du groupe qui se lance au même moment dans la tournée mondiale Gigantour en compagnie de Megadeth, Opeth, Arch Enemy, Sanctity, Overkill et plusieurs autres groupes.

La musique de Lamb of God est souvent comparée à celle de Pantera car on trouve des similitudes dans l'attitude et dans les riffs.


Discographie :
New American Gospel (2000)
As the palaces Burn (2003)
Ashes of the Wake (2004)
Pure American Metal EP (2004)
Killadelphia (Live, 2005)
Sacrament (2006)

Membres :
Chris Adler (batterie)
Willie Adler (guitare)
Randy Blythe (chant)
Mark Morton (guitare)
John Campbell (basse
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# Posté le mercredi 27 février 2008 20:09

Modifié le mercredi 27 février 2008 22:25

Blues

Blues
Le blues est une forme musicale vocale et instrumentale, dérivée des chants de travail et des gospels des populations afro-américaines. C'est un style où le/la chanteur-euse expriment leur tristesse et leurs coups durs (d'où l'expression « avoir le blues »). Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire américaine, puisque l'on en retrouve des traces dans le jazz, le rhythm and blues, le rock and roll, le hard rock, la musique country, la soul, les musiques pop ou de variété et même la musique classique.
Étymologie
Le terme "blues" vient de l'abréviation de l'expression anglaise Blue devils (littéralement "démons bleus "), qui signifie "idées noires ". Cela renvoie aussi à l'amour pour le diable ce qui exerce un sentiment de spiritisme, d'où les "idées noires". Ce sentiment est dangereux car il peut provoquer une mort soudaine en excès. Les personnes touchées sont les personnes vivant en solitude. L'expression "coup de blues" signifie avoir reçu sur la tête, avec un choc violent, une personne qui déprime. à la recherche de la note "bleue". Il s'agit de la quarte augmentée de la tonalité principale du morceau. Elle donne une sonorité particulière caractéristique du blues. James Lincoln Collier, dans L'Aventure du Jazznous dit que les notes bleues de la gamme de blues sont des notes à part entières "hors du ton" - ni diminuées ni augmentées - qui remplacent la tierce et la septième de la gamme diatonique et non la quarte comme dit plus haut. Elle a probablement pour origine la musique africaine dans laquelle le tempérament n'existait pas et fut probablement introduite au début du blues par les esclaves noirs américains. Il faudrait vendre son âme au diable pour pouvoir jouer et trouver cette "note bleue". L'instrumentiste tente d'imiter la complainte du chanteur. L'une des plus anciennes références au blues se retrouve dans une farce de George Colman le Jeune, Blue devils, a farce in one act (1798). Plus tard, au cours du XIXe siècle, l'expression était employée comme euphémisme pour désigner le delirium tremens ou la police.

L'utilisation de l'expression dans la musique noire américaine remonte au moins à 1912 à Memphis dans le Tennessee avec le morceau de William Christopher Handy, « Memphis Blues ». Dans les paroles, le mot blues traduit un état d'âme mélancolique.


Histoire du blues:
Origines du blues
Les plus anciennes formes de blues provenaient du Sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ces formes étaient le plus souvent orales, accompagnées parfois par un rythme donné par des instruments rudimentaires. C'est principalement dans les champs de coton de la région du delta du Mississippi (entre Senatobia et Clarksdale) que ces formes prennent des tours de plus en plus complexes. L'une des formes antérieures au blues est le Fife and Drums joué dans la région Hill Country du Mississippi (il s'agit d'un ensemble de percussions guidé par un fifre en bambou, instrument que jouait le maître en la matière, Othar Turner).

Il y eut d'autres formes de blues avec des instruments rudimentaires (le "diddley bow", une corde fixée sur une planche). Puis le blues a évolué avec des instruments simples, tels que la guitare acoustique, le piano et l'harmonica. La légende raconte que l'un des guitaristes bluesmen, Robert Johnson, aurait signé un pacte avec le diable ce qui lui aurait permis de devenir un virtuose du blues (blue devils : c'est une musique liée aux forces maléfiques qui était fuie et rejetée par beaucoup de personnes aux États-Unis).

W.C. Handy fut l'un des premiers musiciens à reprendre des airs de blues, à les arranger et les faire interpréter par des chanteurs avec orchestres. Il fut également l'auteur de morceaux parmi les plus célèbres, tel le fameux Saint Louis Blues.

Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent à répéter un même vers deux ou trois fois, comme par exemple :Woke up this morning with the Blues down in my soul / Woke up this morning with the Blues down in my soul / My baby gone and left me, got a heart as black as coal

Les années 1920 et 1930 virent l'apparition de l'industrie du disque, et donc l'accroissement de la popularité de chanteurs et guitaristes tels que Blind Lemon Jefferson et Blind Blake qui enregistrèrent chez Paramount Records, ou Lonnie Johnson chez Okeh Records. Ces enregistrements furent connus sous le terme de race records (musique raciale), car ils étaient destinés exclusivement au public afro-américain. Mais les années 1920 connurent également des chanteuses de blues extrêmement populaires, telles que Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Victoria Spivey.


Blues urbain d'après guerre:
Après la Seconde Guerre mondiale, l'urbanisation croissante et l'utilisation des amplificateurs pour la guitare et l'harmonica menèrent à un blues plus électrique (tel que le Chicago Blues), avec des artistes comme Howlin' Wolf et Muddy Waters. C'est ce blues électrique qui donnera plus tard ses racines au rock and roll.

Vers la fin des années 1940 et pendant les années 1950, les noirs américains ont déménagé vers les villes du nord comme Chicago et Détroit, pour y trouver du travail. Dans les villes comme Chicago, Détroit et Kansas City, un nouveau style de blues « électrique » fut crée, qui utilisait la voix, la guitare électrique, la basse électrique, la batterie et l'harmonica amplifié avec un micro et un ampli. J. T. Brown, qui jouait avec les groupes d'Elmore James et J.B. Lenoir a aussi utilisé des saxophones, mais plutôt comme des instruments d'accompagnement que des instruments solos.

Le style de blues urbain de Chicago fut bien influencé par le blues du Mississippi, d'où sont venus des musiciens comme Howlin' Wolf, Muddy Waters, Willie Dixon, et Jimmy Reed. Les harmonicistes comme Little Walter et Sonny Boy Williamson (Rice Miller) étaient bien connus dans les clubs de blues à Chicago. Les autres joueurs d'harmonica, comme Big Walter Horton et Sonny Boy Williamson, avaient aussi beaucoup d'influence. Muddy Waters et Elmore James jouaient de la guitare électrique avec un « slide » ou « bottle neck » ; l'exercice consiste à jouer les notes sur le manche en posant un bout de métal ou un goulot de bouteille sur les cordes. B. B. King et Freddy King n'ont pas utilisé le « slide ». Les chanteurs Howlin' Wolf et Muddy Waters marquèrent le blues de leurs voix rauques et fortes.

Le contrebassiste et compositeur Willie Dixon a eu un grand impact sur l'environnement musical de Chicago. Ses chansons comme Hoochie Coochie Man, I Just Want to Make Love to You (écrite pour Muddy Waters), Wang Dang Doodle (pour Koko Taylor), et Back Door Man (pour Howlin' Wolf) sont devenus des « standards » de blues. Plusieurs artistes de Chicago Blues enregistrent leurs disques avec Chess Records.

Le style de blues urbain des années 1950 a eu un grand impact sur la musique populaire des musiciens comme Bo Diddley et Chuck Berry. Aussi, le style de blues urbain des années 1950 a influencé le style de musique de Louisiane de zydeco, surtout Clifton Chenier. Les musiciens comme T-Bone Walker (de Dallas) étaient plus associés au style de blues de la Californie, qui est plus « smooth » que le style de blues de Chicago.

Les blues de John Lee Hooker étaient plus individuels que le style de blues de Chicago. À la fin des années 1950, le swamp blues s'est développé près de Baton Rouge avec des artistes comme Slim Harpo, Sam Myers et Jerry McCain. Le swamp blues était plus lent, avec un style d'harmonica moins complexe que dans le Chicago Blues. Les chansons du style les plus connues sont Scratch my Back, She's Tough et King Bee.

Le jump blues était un autre développement du blues de cette période qui a influencé la musique populaire. Le jump blues était un hybride populaire du swing et du blues, mettant en vedette des chansons "up-tempo" orchestrées pour des big bands. Le musicien de ce genre qui a le plus influencé la musique populaire était Big Joe Turner, qui a enregistré la version originale de "Shake, Rattle, and Roll, " Ruth Brown, et LaVern Baker ("Tweedle Dee").


Années 1960 et 1970
Lors des années 1960, les genres de musique influencés ou créés par les noirs américains, comme le rock and roll et la soul music sont devenus populaires. Les musiciens blancs ont popularisé beaucoup de styles des américains noirs aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Dans les années 1960, une nouvelle génération d'enthousiastes du blues apparaît en Europe et en particulier en Angleterre. Les principaux acteurs de ce que l'on appelle alors le British Blues Boom sont les Yardbirds, les Bluesbreakers menés par John Mayall ou encore les Animals, Fleetwood Mac (1ère période avec Peter Green), Chicken Shack, et incluent de nombreuses stars de la pop et du rock à venir Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck (tous trois membres successivement des Yardbirds) qui intègrent à leur musique des influences psychédéliques et pop.

Il ne faudrait pas oublier les Rolling Stones, The Pretty Things, Them, Ten Years After, The Small Faces, Alexis Korner, The Kinks,...

Ces groupes de blues d'Europe et surtout d'Angleterre ont influencé plusieurs groupes aux États-Unis, qui ont mélangé également le blues et le rock, comme Canned Heat, Janis Joplin, Johnny Winter, The J. Geils Band, Ry Cooder et le virtuose de la guitare électrique et inventif Jimi Hendrix.

À la fin des années 1960, le style West Side Blues fut créé à Chicago par des artistes comme Magic Sam, Magic Slim et Otis Rush. Le West Side Blues de Albert King, Buddy Guy et Luther Allison était caractérisé par une guitare électrique forte.

Aux États-Unis, les guitaristes et chanteurs B.B. King, John Lee Hooker, et Muddy Waters se présentaient encore sur scène, et leurs performances ont inspiré une nouvelle génération de musiciens, comme le New-Yorkais Taj Mahal. L'ère des « Civil Rights » a augmenté l'auditoire des blues traditionnels, et des festivals tels que le Newport Folk Festival ont programmé des prestations de « grands » comme Son House, Mississippi John Hurt, Skip James, ou le Reverend Gary Davis. J.B. Lenoir a enregistré des chansons qui touchaient aux thèmes du racisme ou de la guerre du Viêt-Nam.

Des artistes américains comme Janis Joplin ou Jimi Hendrix, tous influencés à la fois par le blues traditionnel et le blues électrique, firent découvrir cette musique au jeune public de l'époque. L'interprétation que les artistes de cette génération donnèrent au blues aura plus tard une influence très forte sur le développement du rock and roll.


Années 1980-présent
Pendant les années 1980 le blues — tant traditionnel que contemporain — a continué d'évoluer à travers le travail de Robert Cray, Bonnie Raitt, Taj Mahal, Ry Cooder, Albert Collins, Keb 'Mo', Jessie Mae Hemphill, Kim Wilson, Ali Farka Touré et bien d'autres.

Le style de blues « Texas rock-Blues » a été créé dans les années 1980, qui utilise les guitares solo et d'accompagnement en même temps. Le style Texas a été fortement influencé par le Blues-rock d'Angleterre (e.g., John Mayall). Les artistes importants du style Texas Blues étaient Stevie Ray Vaughan, The Fabulous Thunderbirds et ZZ Top.

Lors des années 1980 John Lee Hooker a retrouvé sa popularité, grâce à ses collaborations avec Carlos Santana (Cd The healer), Miles Davis, Robert Cray et Bonnie Raitt. Eric Clapton (anciennement des Blues Breakers et du groupe Cream) est redevenu populaire dans les années 1990 avec son album pour MTV Unplugged, où il joue quelques chansons traditionnelles, entre autres succès, sur une guitare acoustique.

Pendant les années 1980 et 1990, des « Blues scenes » furent créés partout aux États-Unis, au Canada, et en Europe. Ces « Blues scenes » comprenaient des revues de Blues (e.g., Living Blues et Blues Revue), les sociétés de blues, des festivals de blues, et des clubs où est joué du blues.


Structures musicales du blues
D'un point de vue technique, le blues repose sur trois éléments : un rythme souvent ternaire syncopé, l'harmonie en I-IV-V (les notes "tonales" de la tonalité, connues depuis les grecs antiques), et la mélodie qui utilise la gamme blues et les "notes bleues".

Le blues a eu une influence sur une très large variété de styles musicaux, qui intégrèrent dans des proportions variables l'un ou plusieurs de ces éléments. Si l'on ne peut alors plus parler de blues on utilise fréquemment le qualificatif bluesy pour indiquer cette coloration particulière. Il est à noter par ailleurs qu'au-delà de stricts canons techniques, le blues se caractérise souvent - mais pas toujours - par une humeur teintée d'une certaine langueur ou mélancolie.


Rythme
Le blues repose sur un rythme ternaire syncopé. Chaque temps est donc découpé en trois croches dont on ne marque que la première et la troisième. Si le rythme peut être plus ou moins rapide, le blues est traditionnellement joué assez lentement. Le terme de shuffle indique généralement un tempo moyen. Quant au boogie, c'est en général une cadence plus appuyée.


Harmonie
Le blues traditionnel est formé à partir d'une cadence de 3 accords, qui se répètent sur douze mesures. Dans ce cas on parle de « 12 bar Blues ». Ces accords, désignés par les chiffres romains I-IV-V, sont les premier, quatrième et cinquième de la gamme majeure correspondant à la tonalité du morceau. Les sonorités les plus communément employées sont les accords de septième. Dans ses formes un peu plus élaborées, le Blues recourt fréquemment à des accords de neuvième, voire à d'autres types d'accords.

La structure la plus simple suit généralement la forme suivante :

do do do do
fa fa do do
sol fa do do

ce qui pour un Blues en La donnerait par exemple (notation anglosaxonne):

A A ou D7 A A7
D7 D7 A A
E7 D7 A A ou E7

La variation introduite à la seconde mesure (à l'accord IV) s'appelle un quick change (changement rapide en anglais). Cette structure dépouillée permet de souligner l'interprétation et de laisser une large place à l'improvisation et aux solos.


Mélodie
La gamme blues traditionnelle est simplement une gamme pentatonique mineure à laquelle on a ajouté une note. C'est cette dernière (la quinte diminuée) qui donne la couleur blues au morceau, d'où son nom de blue note (« note bleue »). Certains auteurs, notamment Le Roi Jones dans son livre Le Peuple Blues, avancent la théorie que ce serait là une tentative d'adaptation d'une gamme propre à la musique traditionnelle africaine.

Les 5 + 1 notes de la gamme blues sont donc : T + 1,5 + 1 + 0,5 (blue note) + 0,5 + 1,5 (+ T).
E.g. en Do: Do - Mib - Fa - Solb (blue note) - Sol - Sib (- Do). Si l'on parle de quinte diminuée, il ne faut pas dire Fa# mais sol bémol : do-fa# étant une quarte augmentée. Mais le son est exactement le même, c'est une enharmonie (sauf si les instruments sont accordés selon un tempérament inégal).

L'autre gamme fréquemment utilisée en Blues est la pentatonique majeure. Ce n'est pas la quinte diminuée qui est la note bleue. D'ailleurs il y a deux notes bleues par mode. Ce sont la tierce mineure et la septième mineure. Pour Do : do - ré - mib - fa - sol - la - sib. La fonction harmonique reste majeure malgré ces deux intervalles mineurs et c'est ce qui donne la couleur du Blues. Si l'on joue la pentatonique majeure sur la tierce mineure on obtient effectivement ces notes bleues. Toujours pour Do : mib - fa - sol - sib - do. La quinte diminuée — en l'occurrence fa# — est une passing note mais n'est pas la note bleue. La plupart des Blues sont en modes majeurs pour l'accompagnement alors que les mélodies sont chantées sur la gamme pentatonique avec la note bleue. Il existe cependant de fameux Blues en mineur par exemple : As the Years Go Passing By par Albert King.


Instruments
Bien que le blues puisse être interprété sur tout type d'instrument, certains sont traditionnellement plus utilisés que d'autres :

la guitare : guitare acoustique pour le blues traditionnel ou, à partir des années 50 la guitare électrique, branchée à un amplificateur qui ajoute des caractéristiques tonales comme la distorsion.
l'harmonica, acoustique ou utilisé avec un microphone et un amplificateur.
le piano et autres instruments à clavier comme l'orgue Hammond (dès les années 1960 et 1970) ou le piano électrique (à partir des années 1970).
Le blues dans la musique rock
L'influence du blues sur le rock and roll et ses dérivés est fondamentale, et s'est confirmée et renforcée à plusieurs époques :

Tout d'abord, le rock and roll est issu du blues, mélangé à la fin des années 40 avec des musiques « blanches » comme la country music. Au départ, la différence entre les deux styles est mince, à tel point que de nombreux morceaux peuvent être à la fois rattachés à chacun des deux styles : le rock des débuts est souvent un blues joué sur un tempo plus rapide et avec un rythme binaire au lieu du rythme ternaire blues. De plus, le rock ne suit pas nécessairement la structure d'accords blues I-IV-V (voir plus haut), même si cela arrive souvent. Beaucoup de musiciens de rock and roll des premiers temps, comme Ike Turner, Carl Perkins, Chuck Berry ou Elvis Presley, ont commencé par pratiquer le blues, et ont continué à le jouer tout au long de leur carrière.

Dans les décennies qui ont suivi, le blues est resté une grande source d'inspiration pour les musiciens rock. Le rock and roll lui doit même en partie sa « renaissance » au début des années 60, avec le mouvement du British Blues Boom. Quasiment tous les musiciens de rock de cette époque se sont très fortement inspirés du blues, et certains, tels les Rolling Stones, Eric Clapton ou les Animals, ont même commencé par jouer exclusivement ce style, avec souvent pour seule différence avec les morceaux originaux un tempo très accéléré, une pratique connue à l'époque sous le nom de « rave-up »[3]. Ainsi, de nombreux morceaux figurant sur les albums de groupes très célèbres de l'époque sont en fait des classiques du blues quelque peu remaniés... même si les pochettes «oublient ... » souvent d'en mentionner les véritables auteurs ! C'est le cas notamment des Rolling Stones, avec des chansons comme Little Red Rooster, I'm a King Bee ou Love in Vain, qui, aujourd'hui encore, leur sont bien plus souvent associées qu'à ceux qui les ont écrites.

Cette influence que certains, notamment parmi les mouvements d'émancipation des noirs américains, ont qualifiée de « pillage », s'est poursuivie dans les années 70 et au delà, avec de nombreux groupes à cheval sur le rock et le blues. Ainsi, le groupe de hard rock londonien Led Zeppelin a largement assis son répertoire sur le blues : leur premier album éponyme était presque exclusivement constitué de reprises de classiques du genre, bien que les membres du groupe soient cités comme auteurs de tous les morceaux ! La vérité a depuis été en partie rétablie par des procès perdus par le groupe.

Au delà de la simple reprise de morceaux, le blues a eu une influence déterminante sur la manière de jouer du rock, notamment dans les années 60. Ainsi, les guitaristes de rock utilisent encore aujourd'hui très largement les techniques instrumentales et les gammes du blues dans leur jeu. La très forte expressivité de cette manière de jouer la rend en effet pertinente même dans des contextes musicaux sans aucun rapport avec le blues originel.

Aujourd'hui encore, l'influence du blues est omniprésente dans le rock, parfois de manière évidente comme pour des groupes comme les White Stripes ou The Black Keys, dont il constitue une grande partie du répertoire.


Le blues en France [modifier]
En France, des artistes comme Benoît Blue Boy, Patrick Verbeke, Bill Deraime, Cisco Herzhaft ou Paul Personne incarnent avec succès une vision francophone du blues, mais bien entendu très influencée par la musique américaine. Côté instrumental, l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau est un performer internationalement apprécié et enregistre plusieurs albums qui font référence. À la guitare, Patrick Verbeke est un spécialiste reconnu du blues, Cisco Herzhaft au slide et style ragtime, et Jean-Pierre Danel, bien que non exclusivement bluesman, démontre sa maîtrise du genre dans "Guitar Connection 2" avec le titre "NZ Girl Blues", des duos acoustiques avec Hank Marvin, ou sa reprise instrumentale de "Toute la musique que j'aime " de Johnny Hallyday.


Le blues dans la musique pop
On peut voir l'influence des blues dans les chansons de Harold Arlen, de Blues in the Night; DeSylva, Brown, and Henderson, Birth of the Blues; et dans quelques chansons des The Beatles

Le blues dans la musique country
On peut voir l'influence des blues dans les chansons de Jimmie Rodgers, Hank Williams et Doc Watson.


Le blues dans la musique classique
On peut voir l'influence des blues dans la musique de Maurice Ravel (sa Sonate pour violon et piano), George Gershwin (son Rhapsody in Blue, le Concerto en fa majeur, et Porgy and Bess) et dans la musique d'Arthur Honegger (Pacific 231).


L'influence des blues sur le cinéma
Le blues a également influencé le cinéma, surtout aux États-Unis. Le film Crossroads (Walter Hill) (1986) montre le mythe sulfureux du pacte avec le diable. Bande son de Ry Cooder et duel mythique entre le héros du film Ralph Macchio et Steve Vai en personne. Le fameux pacte de Robert Johnson est évoqué dans le film O'Brother, de Joel Coen.

Les deux films de John Landis, Blues Brothers (1980) et Blues Brothers 2000 (1998), qui dressent un panorama de différents styles et mettant en scène une pléthore de vedettes, ont eu une importante influence sur l'image du blues.

En 2003, déclarée « année du blues » aux États-Unis, Martin Scorsese produit une série de sept films documentaires sur le blues intitulée The Blues, a Musical Journey :

The Soul of a Man, de Wim Wenders, à propos de Skip James, Blind Willie Johnson et J.B. Lenoir,
La Route de Memphis (The Road to Memphis), de Richard Pearce, qui traite plus particulièrement de BB King (titre français La Route de Memphis),
Du Mali au Mississippi (Feel Like Going Home), de Martin Scorsese, sur les origines africaines du blues (titre français Du Mali au Mississipi),
Devil's Fire (Warming by the Devil's Fire), de Charles Burnett, une fiction sur le conflit du blues et du gospel,
Red, White and Blues, de Mike Figgis, sur le blues britannique (Tom Jones, Van Morrison),
Godfathers and Sons, de Marc Levin, sur le Chicago Blues et le hip hop,
Piano Blues, de Clint Eastwood, sur les pianistes de blues (Ray Charles, Dr. John). ********

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# Posté le mardi 26 février 2008 02:05

Modifié le mercredi 27 février 2008 22:26

BB King

BB King
Issu de parents fermiers, Albert et Nora Ella King, Riley B. King naît le 16 septembre 1925 à Itta Bene, près d'Indianola, dans le delta du Mississippi.

Alors que Riley n'a que quatre ans, son père quitte le foyer. Sa mère part alors vivre avec un autre homme à l'est du Delta. Mais, ne pouvant assumer l'éducation de Riley, elle le confie régulièrement à sa grand-mère, Elnora Farr, qui habite près de Kilmicheal. Les deux femmes étant très croyantes, Riley suit chaque dimanche la messe du père Archie Fair qui joue de la guitare pendant l'office. Riley, fasciné, trouve là sa première influence musicale.

En 1935, la mère de Riley meurt, alors qu'il n'a que 9 ans. Il vivra chez sa grand mère jusqu'à ce qu'elle décède en 1940. Malgré tout, il continue à habiter la cabane de sa grand mère et et à cultiver le coton. Mais la récolte est insuffisante, et à l'automne 1940, il part vivre deux ans à Lexington, chez son père, avant de revenir à Kilmicheal, à l'âge de 16 ans, pour continuer à chanter dans son groupe de gospel. Riley travaille comme paysan et s'achète avec son premier salaire (2,50$) sa première guitare.

En 1943, il part pour Indianola en quête d'un meilleur travail, avec le projet au fond de lui même de créer un meilleur groupe de chant. Riley travaille dans la plantation de Johnson Barrett, où il conduit un tracteur. Parallèlement, il chante dans un nouveau groupe: "The Famous St. John's Gospel Singers" qui, comme son nom l'indique, chante principalement dans les églises, et dans lequel Riley joue souvent de la guitare.

A cette même époque, Riley joue aussi du blues le samedi soir au coin des rues d'Indianola; blues qu'il avait appris auprès de son cousin Bukka White, un bluesman de Memphis. En homme avisé, Riley remarque qu'en utilisant son salaire quotidien pour voyager à travers les autres villes du Delta, il pourrait doubler voire tripler son argent en jouant du blues. Ses profits et ses contacts avec d'autres bluesmen du Delta l'éloignent ainsi musicalement du gospel.

En 1944, alors qu'il est appelé à faire son service militaire, Johnson Barrett, non désireux de perdre un conducteur de tracteur expérimenté, lui suggère de se marrier afin d'être exempté. Et c'est ainsi que Riley épouse sa première femme, Martha Denton, le 11 novembre 1944.

Riley cherche aussi à convaicre son groupe de gospel de quitter Indianola à la recherche de la gloire et de la fortune. Mais, il lui apparaît bientôt que s'il veut faire carrière dans la musique, il devra le faire seul. La décision tombe une nuit de mai 1946 en revenant des champs avec son tracteur. Il quitte incognito son travail et sa femme et; avec 2,50$ en poche, fait de l'auto-stop avec sa guitare jusqu'à à Memphis, à la recherche de son cousin Bukka White.

Bukka lui enseignera tout l'art du blues. Riley améliore son jeu et profite de sessions improvisées avec d'autres bluesmen rencontrés à Memphis. Puis, subitement, il prend conscience que sa carière musicale ne va nulle part. En 1947, il retourne travailler sur les terres de Johnson Barrett. A la fin de la saison 1948, il a gagné assez d'argent pour payer toutes ses dettes, en conduisant un tracteur et en joueant de la guitare au coin des rues.

Cette fois, bien déterminé à réussir dans la musique, il revient à Memphis et demande à Sonny Boy Williamson qui anime une émission de blues à la radio KWEM s'il peut jouer une chanson dans son émission. Le succès est immédiat: la station est submergée d'appels, ce qui lui permet de jouer en concert face à un public au "Miss Annie's Saloon".

Puis B.B. tente sa chance auprès de WDIA, une des premières radios où tout le personnel est noir. Là encore, Riley demande s'il peut enregistrer un disque. Surpris par cette demande, le patron de la radio a l'idée de le faire jouer dans un spot publicitaire de 10 min pour le soda Pepticon: "King's spot". Riley a carte blanche tant qu'il fait de la bonne publicité. Le succès est encore au rendez-vous et on le surnomme déjà "Pepticon boy". Grâce à sa popularité, la station radio le promeut DJ. Riley a désormais sa propre émission: "the Sepia Swing Club" où il passe des disques d'artistes noirs, joue de la guitare et chante selon les demandes des auditeurs. Il ne lui manque plus qu'on surnom accrocheur: "Beale Street Blues Boy," puis "Blues Boy King," pour finalement le raccourcir en "B.B. King."

La popularité grandissante de B.B. l'amène rapidement à enregistrer ses premiers disques dès 1949, comme B.B. Boogie. B.B. est déjà populaire aux alentours de Memphis et se donne régulièrement en concert. Malheureusement, il reste inconnu dans le reste du pays. C'est pourquoi, il se dote d'un manager, Robert Henry, un riche commerçant de Beale Street.

En 1949, tandis que B.B. joue sur scène dans l'Arkansas, une bagarre éclate entre deux hommes qui renversent un bidon de kérosène, mettant ainsi le feu à la salle. B.B. en se précipitant en dehors de la salle se rend compte qu'il a oublié sa guitare à l'intérieur et court la récupérer de justesse. Lorsqu'il apprendra plus tard que la bagarre était au sujet d'une femme, Lucille, il décidera d'appeler ainsi sa guitare et toutes celles qui suivront.

1952: B.B se classe N°1 des charts avec Three O'Clock Blues et reçoit enfin la reconnaissance nationale en tant que bluesman. Il décroche un contrat avec Universal Artists qui lui permet de jouer dans tous les Etats-Unis, y compris dans les salles les plus prestigieuses. Mais le succès fulgurant a aussi un revers de la médaille, et la même année, sa femme demande le divorce. Bien que brisé, B.B écrira Woke Up This Morning. A cette même époque, B.B. engage aussi un nouveau manager: Maurice Merrit.

La 2ème moitié des 50's est une mauvaise période pour B.B. qui, à cause de sa couleur de peau, peine à atteindre un très large public, même si le rock'n'roll grandissant voit l'émergence d'artistes noirs comme Chuck Berry.

En 1958, "Big Red", le bus de B.B et son groupe, utilisé pour les tournées, heurte un camion-citerne qui prend feu. Par miracle, personne dans le bus n'est blessé, ni les musiciens, ni B.B. absent du voyage ce jour-là, mais les deux hommes du camion meurent dans le crash. Cet accident occasionnera plusieurs années de dette. B.B. achète un nouveau bus, "Titan", qui marque une transition dans sa carrière. A force de persévérance, il est désormais reconnu comme artiste majeur, et il épouse sa seconde femme, Sue Hall, le 4 juin 1958. Malheureusement, comme pour son premier marriage, ses absences prolongées amènent rapidement la rupture. B.B. et Sue divorcent en 1966.

Et de nouveau, B.B. répond en enregistrant son plus gros tube à ce jour: The Thrill Is Gone. Il repart en tournée dans des boîtes de jazz ou des salles de concerts telles que le Fillmore East. En 1967, B.B. joue au célèbre Festival Jazz de Montreux. En 1969, il fait même sa première apparition à la télévision dans le "Tonight Show". Il tourne également avec les Rolling stones, Ike & Tina Turner... Enfin, il participe en 1970 au "Ed Sullivan Show", véritable signe de célébrité aux USA. 1973 le voit maître de cérémonie d'une soirée tenue au Philharmonic Hall à New York rassemblant de nombreux maîtres du blues dont Muddy Waters. B.B. s'accompagne d'un nouveau manager, Sidney A. Seidenberg, qui va renégocier ses anciens contrats. Et malgré une courte séparation, Seidenberg travaille toujours aujourd'hui pour B.B.

Les 80's et 90's voient B.B se produire aux quatre coins du monde et recevoir maintes récompenses pour contribution au monde du blues et du rock. Il reçoit entre autre la prestigieuse "Presidential Medal of the Arts" par le président Bush en 1990.

En plus de 50 albums, plusieurs grammy awards et une pléthore de classiques du blues, B.B. a su s'imposer comme une référence du blues. Celui qui s'entraînait à ses débuts à imiter son idole T-Bone Walker a créé son propre style, mélange de chant vocal et instrumental, simple et pourtant terriblement efficace. Ses dernières prestations, d'ailleurs, tant avec des stars du blues qu'avec des grands noms du rock, comme Bono de U2, l'ont sacré roi du blues et de la musique en général. Car B.B. King aura inspiré bon nombre de guitaristes par ses phrasés jazzy et ses improvisations avec Lucille. Longue vie au roi!

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# Posté le mardi 26 février 2008 01:56

Modifié le mercredi 27 février 2008 22:26